Résistant

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Léon POLIAKOV né(e) le 25/11/1910 à Saint Petersbourg (Russie (Fédération De))

Son secteur d'activité était : Nice, Marseille, Grenoble, Saint-Etienne sur une période De 1942 à la Libération. A eu comme résponsable Ignace Fink, Joseph Bass

En 1941, Léon Poliakov, prisonnier de guerre évadé, arrive en zone Sud. Il pense déjà à ce qu'il écrira plus tard : "Le Juif se trouve enrôlé quasi-automatiquement dans la vie clandestine, puisque braver les lois, entrer dans l'illégalité est pour lui la meilleure manière de survivre". En 1942, il obtient des faux papiers fournis par l'OSE. Il se rend à Marseille où il devient le secrétaire du rabbin Zalman Schneerson qui dirige l'AIP (Association des Israélites Pratiquants) où de jeunes Juifs de stricte obédience sont pensionnaires. A la fin de l'hiver 1941-1942, il rencontre Joseph Bass qui, sur sa recommandation, devient professeur de dessin industriel à l'AIP. Léon Poliakov travaille avec Joseph Bass lorsque celui-ci crée le Service André (Groupe d'action contre la déportation). Il cherche des planques et distribue des faux papiers aux Juifs traqués depuis l'invasion de la zone Sud par les Allemands en novembre 1942. Après la signature de l'armistice avec les Alliés, l'armée italienne quitte sa zone d'occupation ; les Juifs sont désormais en péril. Léon Poliakov se rend à Grenoble. Arrêté, il s'échappe du commissariat. Léon Poliakov et Joseph Bass rejoignent le plateau du Chambon où ils organisent avec le pasteur André Trocmé une filière qui amènera des centaines de Juifs du Midi au Chambon-sur-Lignon. Léon Poliakov persuade le rabbin Schneerson de faire couper les cheveux et les papillotes de ses élèves, puis de les disperser. Les plus jeunes sont cachés dans des colonies de vacances. Les plus âgés sont amenés en camions de Nice vers la région de l'Isère. Léon Poliakov résidera à l'Auberge des Musiciens dans les faubourgs de Saint-Etienne. Ce lieu qui devait à l'origine abriter des intellectuels juifs recherchés recevra tous les demandeurs en détresse. "Je voulais savoir pourquoi on voulait me tuer", a dit Poliakov, qui fut après-guerre historien du CDJC (Centre de Documentation Juive Contemporaine) et à ce titre accrédité au procès de Nuremberg auprès de la délégation française sous la direction d'Edgar Faure, auquel il servit d'interprète.

A eu comme décoration : Légion d'Honneur, Carte de Combattant Volontaire de la Résistance.

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