Résistant

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Marianne COHN né(e) le 17/09/1922 à Mannheim (Allemagne) . A eu également comme faux nom Marianne Colin . A été victime sous le nom Marianne COHN

Son secteur d'activité était : Grenoble, Annemasse sur une période De début 1942 au 31 mai 1944, date de son arrestation. A eu comme résponsable Simon Lévitte, Otto Giniewski, Georges Schnek, Emmanuel Racine

Dès 1942, Marianne Cohn est agent de liaison et participe au service des faux papiers à Grenoble. Le MJS (Mouvement de Jeunesse Sioniste), sous la direction de Toto Giniewski, l'envoie à Annemasse pour succéder à Mila Racine (arrêtée et déportée) et s'occuper du passage des enfants en Suisse. Le 31 mai 1944, alors qu'elle convoie 28 enfants de quatre à quinze ans, le groupe est arrêté par les Allemands et incarcéré à l'hôtel Pax à Annemasse. Georges Loinger et Emmanuel Racine lui proposent de la faire évader avec l'aide de la Résistance locale. Marianne Cohn refuse, de crainte que les Allemands ne se vengent sur les enfants qui lui ont été confiés. Par l'intermédiaire de Jean Deffaugt, maire d'Annemasse (reconnu Juste parmi les nations en 1966), Georges Loinger et Emmanuel Racine font savoir au commandant allemand que la Résistance l'exécutera si les enfants quittent la ville. En effet, de Lyon ou de Paris, ils auraient été déportés. Jean Deffaugt obtient dans un premier temps la libération de 17 enfants, puis plus tard celle des derniers. A quelques heures de la libération de la région, dans la nuit du 3 au 4 juillet 1944, des agents de la Gestapo venus de Lyon emmènent Marianne Cohn et deux autres prisonnières. Une dizaine de jours plus tard, on retrouve leurs corps mutilés dans un charnier au lieu-dit La Rape près de Ville-La-Grand (Haute-Savoie). En 1982, François Mitterrand, président de la République française, en visite officielle en Israël, inaugure un jardin Marianne-Cohn à Yad Vashem. Un collège d'Annemasse, une rue de Ville-La-Grand et une école berlinoise d'enfants handicapés portent le nom de Marianne Cohn. Son dossier a été déposé au Mémorial de la Résistance Juive en France à Yad Vashem Jérusalem sous le numéro 8. Marianne Cohn nous a laissé un poème bouleversant, "Je trahirai demain". Elle n'a pas parlé.

A eu comme décoration : Croix de Guerre avec Etoile d'Argent à titre posthume.

à Tuée vers le 8 juillet 1944. Retrouvée dans un charnier près de Ville-La-Grand (Haute-Savoie)